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22 septembre 2013

Histoire pour pressophile

 

Lors de ma virée dans la Drome provençale, je me suis arrêtée dans l'une de ces nombreuses petites brocantes de particuliers qui bordent la mythique Nationale 7.

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A l'intérieur, je suis tombée sur une table recouverte de dizaines de vieux fers à repasser.

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J'ai aimé penser à toutes les propriétaires de ces fers penchée des heures durant sur les chemises de leurs maris, réalisant en épouses fidèles du XIXe la dure besogne des femmes au foyer.

Chacun de ces fers avait sans doute été utilisé dans des foyers modestes ou plus aisés très différents les uns des autres.
Ces objet avaient selon les cas été maniés par la maîtresse de maison, mère d'une grande fratrie entourés de toute sa marmaille criarde courant autour d'elle, par une bonne sans le sou logé au dernier étage d'un immeuble cossu, par une petite grand-mère solitaire ou une jeune mariée effectuant ses premières taches ménagères dans son récent deux pièces...

Venants des quatre coins de la France, ils se retrouvaient là, tous ensembles, réunis.

Cette pensée amusante me donna envie de fouiller dans l'histoire de ces fers dont je ne connaissais même pas le principe de fonctionnement...

***

Depuis le IVe siècle en Chine, des récipients divers remplis de charbon de bois chauds sont utilisés pour lisser le linge.
Des "lissoirs" en verre, marbre et bois sont également utilisés à froid en Occident.

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L'histoire du fer : de l'imposant "Fer à braise" au pratique "Fer électrique"

Ce n'est qu'au XVIIe et XVIIIe qu'apparaissent les fers en fonte appellés "fers à braise". Equipés d'une trappe sur le dessus, la braise chaude était directement introduite dans l'objet pour le chauffer. Ce système très dangereux (brûlures de la main et émanations toxiques d'oxyde de carbone) fut abandonné.

Au XIXe, la fonte commence à être produite industriellement de manière massive et permet l'arrivée des fers en triangles chauffés directement sur la cuisinière à charbon. La température de celui-ci était contrôlée en approchant le fer de sa joue!

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Le dur métier de blanchisseuse et repasseuse se démocratise.
Celles-ci vont maintenant directement chez le client chercher le linge sale, le transportent, le lavent, le repassent pour le rendre propre à son propriétaire.

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Leur statut de lingère, femme seule se promenant avec du linge dans les bras, fait rêver et fantasmer les hommes sur leur passage qui voient rapidement en elles des charmes particuliers et leurs attribuent des prouesses sexuelles.

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Les cartes postales de l'époque en témoignent : les lavandières sont représentées comme des femmes frivoles qui se font courtiser allègrement par les riches clients, maris volages attirés par leur réputation de filles faciles.

Il faut attendre 1880, Thomas Edison et son brevet pour la lampe à incandescence pour voir apparaître les premiers fers électriques.
Le tout premier fer électrique serait américain, brevet déposé par Henry W.Seely le 6 juin 1882.

Au début du XXe siècle, les formes et esthétiques des fers sont très variées.

Un ingénieur français, lyonnais, Léo Trouilhet met au point en 1913, un fer dans la forme va s'approcher de celle que nous connaissons aujourd'hui. Mobilisé par la guerre en 1914, il reprend ensuite ses recherches et fonde en 1917 la société Calor.
Les premières chaines de fabrication Calor apparaissent dans le quartier Monplaisir (Mon quartier!) au Chemin des Alouettes, actuelle rue Pérréal Jean.

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Tous les foyers s'équipent alors de fers électriques...

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16 septembre 2013

En suivant la route des Côtes du Rhône

 

Envie de s'évader loin de tout.
Nous sommes partie entre Drôme provençale et Vaucluse, sur la route des Côtes du Rhône.

De partout il y avait des volets et des façades colorés, du vert, du rose, bleu, jaune...

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17 La route des Cotes2

17 La route des Cotes3

...une nature foisonnante, des murs de pierres chaudes, des toitures aux tuiles si caractéristiques de la région laissant entrevoir ça et là la cime des cyprès...

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...l'odeur de la lavande et des herbes aromatiques...

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...et puis perchée en haut d'un rocher, un petit tabouret insolite posé là pour le prochain promeneur, une invitation à la contemplation solitaire des champs de vignes.

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En rentrant, nous nous sommes fait un festin de trois petits pots de tomates séchées, tapenade noire et olivade verte à l'ail et au basilic, l'esprit encore là-bas.

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08 août 2013

A hauteur de truffe

 

Que voit-on... à hauteur de museau ?

7 Regard de truffe

Qu'est-ce qui attire notre attention ?

7 Cailloux

La beauté de beaux galets bien ronds ? La rugosité de pierres érodées ?
Les innombrables nuances ? Vert bouteille des branchages, vert olive de l'Ain qui s'écoule, vert absinthe des libellules, vert mousse de la forêt.
Les gris souris, gris perle, gris ardoise du tapis de cailloux...

Et puis les odeurs...

7 Dans les cailloux

L'herbe mouillée, la terre humide, la vase un peu aussi.

On entend de plus près le clapotis de l'eau, la légère agitation des buissons, les battements d'ailes des insectes volants butineurs, le murmure du vent, le crissement des pas sur la rive, les bruits au loin des truffes humaines.

A ta hauteur, mon cher Truffe, je re-découvre une palette stimulante et inspirante riche de multiples teintes, nuances, parfums que j'oublie par habitude, par manque de temps.

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26 juillet 2013

L'Entre-deux

 

Après-midi, chaleur écrasante, fin de journée, début de soirée, soleil couchant, fraîcheur, voilà "l'entre-deux".

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Au parc arrive la tranquillité...

Il règne une atmosphère bizarre comme si le temps s'étirait. 
Les familles s'en vont, le marchand de glace est parti, le petit train a fini ses rondes.

Quelques rares âmes restent là, comme moi, à contempler émerveillées les couleurs irréelles qui enveloppent ciel et terre.

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